L’après 7 juin 2009
A l’issue du double scrutin du 7 juin, la Fédération du Parti Communiste de Wallonie picarde acte que ses tentatives d’effectuer une percée électorale ont été mises en échec malgré ses propositions de changement basées sur un programme de gauche, audacieux, réaliste et budgétairement tenable.
Dans son précédent communiqué de presse du 5 mai dernier, elle justifiait la présence de la liste PC-GE (Parti communiste – Gauche européenne) : « Le capitalisme est en crise, dans des proportions telles qu’il accumule des dégâts considérables, …. L’idée qu’il faut « sortir du capitalisme » - idée que les communistes furent longtemps presque seuls à défendre -, est aujourd’hui devenue une conviction largement partagée dans toute la gauche plurielle. »
Nous voulons souligner que tout au long de notre campagne, nous avons constaté une large adhésion à cette idée, tant auprès des citoyens qu’auprès des divers acteurs associatifs, militants, syndicaux, … Nous remercions d’ailleurs toutes celles et ceux qui nous ont témoigné leur encouragement, leur soutien et/ou leur vote.
Notre fédération indiquait aussi que « Tant aux élections régionales qu’européennes, voter PC-GE, c’est voter utile ; c’est apporter à la gauche dans son ensemble un élément de combativité dont elle a besoin pour défier les puissants auxiliaires politiques du capitalisme et pour réaliser enfin ses objectifs politiques, économiques, écologiques, culturels et sociaux, dans la perspective d’une société plus démocratique et plus humaine. ».
Sur ce point, nous estimons avoir, sur le terrain, par les rencontres citoyennes, par le débat, par les articles parus dans la presse, contribué à enrichir les idées sur les questions essentielles chères à la gauche véritable.
Mais cette gauche plurielle, n’a pas reçu l’aval nécessaire des électeurs. Bien au contraire, à l’Europe plus particulièrement, la droite et les eurosceptiques ont à présent les coudées franches et sont largement majoritaires avec les conséquences qui vont suivre.
Bien qu’il recèle tout un programme jamais réalisé et s’identifie à de grandes orientations politiques et sociales, le qualificatif « communiste » est devenu illisible pour bon nombre de citoyen(nes), il souffre d’une image négative (liée à ce qu’on appelle la « chute du communisme ») et d’ une représentation souvent caricaturale de son passé.
La fédération du PC de Wallonie picarde regrette par ailleurs la manière dont ont été menés les pseudo-sondages qui n’ont pas aidé les électeurs et les électrices à voter en connaissance de cause. En effet, ceux-ci ont débuté avant le démarrage de la campagne, donnant ainsi des résultats avant que certaines listes - dont la nôtre - n’aient le temps de définir leurs objectifs. Cette « méthode » a eu un effet dissuasif en cascade. La barre du franchissement de 5%, tout comme la faiblesse des moyens financiers, fut un désavantage de plus.
Néanmoins, notre fédération estime qu’elle a contribué au sursaut de la gauche dite traditionnelle par ses propositions et sa combativité, en ne surfant jamais sur les « affaires », en ne versant jamais dans le populisme.
Elle se réjouit de la disparition de l’extrême droite dans les hémicycles bruxellois et wallon. Tout le travail de fond initié par les mouvements antifascistes et intégré depuis des années par le monde associatif, syndical et scolaire a certainement contribué à une prise de conscience des électeurs.
Au lendemain de ces élections, la Fédération souhaite rebondir et réfléchir à une réorientation de son action. Les défis étant énormes : inégalités, crise du logement, crise financière, etc. Elle continuera notamment à développer des activités dans le domaine de l’éducation permanente, de l’émancipation citoyenne, de la culture et de la solidarité par le biais d’inititatives diverses. Demain est un autre jour.
Contact : L’EPI (21 rue Duquesnoy à Tournai) ouvert le vendredi de 16H00 à 19H00. Tél : 0475/78.22.30 – 069/22.23.54
Blog : http://pcgewalloniepicarde.over-blog.com/